Depuis, le groupe, composé de Mattew (guitare et chant), Romain (basse) et Ziggy (batterie), enchaîne les scènes et les festivals. Mais ils ont eu la gentillesse de nous accorder un peu de temps - et on sait qu'il est précieux ! - avant leur concert sur la Green Room du Main Square.





MC : Bonjour, comment allez-vous ? Alors, votre première impression sur le Main Square ? C'est la première fois que vous venez, non ?
Mattew : Je suis déjà venu l'année dernière en tant que spectateur. C'est un festival qu'on estime énormément, qui a toujours des affiches extraordinaires. C'est énorme pour nous de pouvoir jouer ici, surtout devant ce public qui est habitué à avoir des groupes de très très grande qualité...
MC : Un anglais, un français, un suédois (ndlr : respectivement Mattew, Romain et Ziggy) qui décident de fonder un groupe de musique à Bruxelles. Ça n'est pas banal !
Mattew : Aujourd'hui en Europe, ce n'est pas tellement rare. Beaucoup de groupes que je connais en Belgique ont généralement au moins un ou deux membres étrangers... Je ne sais pas...
Ziggy : Il y a beaucoup de groupes à Londres qui présentent des membres de nationalités différentes...
MC : Vous êtes une sorte de groupe « melting-pot » à l'européenne...
Ziggy : C'est ça !
Mattew : Oui, mais on y pense pas vous savez.
MC : Comment vous vous êtes rencontrés ?
Romain : Comme vous dirait Mattew, on était dans la même école à Anvers...
MC : Parce que vous veniez d'horizons musicaux différents : Mattew faisait partie d'un groupe appelé Moon Palace et Romain d'un groupe qui faisait des reprises de Metallica...
Romain : Non, ce n'est pas tout à fait ça. Moi j'ai commencé à 14 ans avec un groupe qui reprenait effectivement pas mal de métal...
MC : Vous avez bien changé depuis...
Romain : (sourire) Et j'ai rencontré Ziggy un peu plus tard, et avec Mattew on a « jamé » et ça a « tilté »... Ces choses là , ça se sent tout de suite quand on est musicien.
MC : D'ailleurs, Ziggy, c'est un surnom ! (ndlr : il s'appelle en réalité Egil Franzèn) C'est en référence à Ziggy Stardust de David Bowie ?
Ziggy : Non...
MC : Pas du tout ? On doit vous la poser souvent cette question !
Ziggy : (rire) Non, il n'y a pas de rapport.
MC : Alors, deuxième question : le nom Puggy ? On a eu beau chercher, on n'a pas trouvé grand-chose. Pourquoi Puggy ?
Mattew : On n'a pas de vraie réponse à la question, il y a eu plusieurs versions...
MC : Comment ça ? Vous vous êtes levés un matin et... Puggy !
Mattew : Il n'y a pas de réponse à la question.
MC : D'accord, on n'aura pas de réponse. Ça n'a donc rien à voir avec « pug », la race du chien dans Men In Black ?
Mattew : Non, non. Ce n'est pas ça. On a donné des histoires différentes, mais non ce n'est pas ça.
MC : Ok. Alors destin ou coup de chance, vous devez votre carrière à deux noms : le festival Couleur Café et Incubus !
Mattew : Ça serait limiter un peu la chose. On a eu un parcours parsemé de coups de chance, et en fait Couleur Café a contribué énormément à tout ce qui nous est arrivé par la suite, avec Incubus...
MC : D'ailleurs, qu'est ce qui s'est passé ?
Mattew : On montait sur la scène du Couleur Café en découverte, et à la fin du concert on faisait une interview pour une chaîne câblée. Un incendie s'est déclaré et bien évidemment, le festival a été vidé. Du coup, la chaîne en question qui avait déjà prévu de diffuser les images du festival nous a passé en boucle tout le week-end. Incubus, qui cherchait alors une première partie pour leur tournée européenne, est tombé sur nous et nous a proposé de les rejoindre. Ils avaient l'impression qu'on était le genre de groupe qui passait tout le temps à la télé ! Donc oui ! On a eu énormément de chance, ainsi que de belles rencontres comme celle avec notre manager Nicolas Renard.
MC : Souvent, la chance sourit aux plus grands ! Donc tournée européenne avec Incubus, première partie de Smashing Pumpkins et de Deep Purple... Ça fait quoi de jouer aux côtés des plus grands ?
Mattew : Encore une fois, c'est une réelle chance de pouvoir jouer avec des grands noms, des groupes qui ont fait leurs preuves, qui ont su marquer leur génération. Et le plus marquant dans tout ça, c'est que ce sont des mecs adorables, qui ne se prennent pas la tête. Ce sont des gens très généreux. Et toi, t'es là à côté, tu regardes, t'écoutes. C'est un peu surréaliste d'être à côté de ces légendes qui sont vraiment cools et simples avec toi...
MC : Comme avec vous aujourd'hui. Ce que vous avez ressenti, c'est un peu ce qu'on ressent aujourd'hui avec vous... C'est beau la musique !
Mattew : (sourire) Non, mais voilà . Tu sens qu'il y a un partage, on apprend beaucoup à leur contact. C'est avant tout une belle leçon d'humilité !
MC : Vous aussi vous commencez à être connu : le single « When You Know » qui cartonne, la B.O. du dernier Largo Winch...
Romain : (sourire) Non, on n'a pas fait toute la B.O...
MC : Oui, pardon. Votre chanson « Father And Son » qui figure dans la B.O. du dernier Largo Winch...
Romain : C'est énorme ! En fait, c'est Jérome Salle (ndlr : réalisateur de Largo Winch) qui nous a contacté parce qu'il aimait beaucoup notre musique et il voulait une reprise, une version « remasterisée » de « Father And Son », la célèbre chanson de Cat Stevens, pour son film. Il a pensé à nous...
MC : On ajoute à cela le Main Square aujourd'hui. C'est quoi l'avenir de Puggy ?
Mattew : Il y a encore pas mal de festival cet été, comme Les Ardentes, Musilac, etc. On a également prévu une tournée en Chine...
MC : En Chine ?!
Mattew : Oui, en Chine, au Canada... On va partir un peu à droite, à gauche. On va être aussi dans le prochain film de Gérard Jugnot et François Berléant...
MC : Vous faites la B.O ?
Ziggy : Plus ou moins...
Mattew : Le réalisateur Martin Valente qui aimait beaucoup notre album a décidé de mettre nos morceaux dans son film (ndlr : « Un jour mon père viendra » dont la sortie est prévue pour décembre 2011). On a été invité à le visionner. En fait, on l'a découvert en mode spectateur et on a adoré, on a beaucoup ri ! Mais c'est un film qui est également très touchant, car le sujet n'est pas un sujet facile...
MC : Le 17 novembre prochain, vous retournez également dans la salle mythique de l'Olympia. La dernière fois, c'était en 2009 en première partie de Pascale Picard, mais cette fois, c'est vous la tête d'affiche ! La pression ? Parce que, pour le coup, vous changez de statut...
Mattew : (rire) Je ne crois pas qu'il y ait vraiment de statut dans la musique. Vous savez la première fois qu'on est monté sur la scène du Couleur Café à Bruxelles, c'était génial. C'est une scène qui nous faisait rêver à l'époque. Et la première fois au Bataclan, incroyable ! La première fois au Zénith de Paris, idem ! On vit chaque jour des choses incroyables. J'aimerai vous dire qu'on est blasé, mais on ne l'est pas. On ne l'est absolument pas ! C'est un rêve de chaque instant...
MC : Ok. Vous profitez de l'instant présent. Bien, dans ce cas on va vous laissez profiter encore un peu en vous souhaitant un bon concert ! Nous, en tout cas, on sera dans le public à crier et à danser... Désolé, on a oublié nos tee-shirts de groupie « Puggy »...Vous ne nous en voudrez pas ?
Ziggy : (rire) Non, ce n'est pas grave...




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