Jeudi 27 Novembre 2014

Sanseverino @ l'Ouvre Boîte 04/05/11

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Dans le cadre de sa tournée débutée en mars 2011, Sanseverino était à l’Ouvre-Boîte à Beauvais (60) pour présenter son dernier album, « Le Meilleur  de Sanseverino », sorti en octobre 2010. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a su garder la banane !

N’empêche, ce Sanseverino, quel phénomène ! Quelle énergie ! Et quel naturel aussi ! Et pourtant, ce ne fut pas simple : une salle pas très grande, une première partie qui n’était visiblement pas à la hauteur de l’événement, et un public plutôt âgé (plus d’une quarantaine d’années en moyenne) venu en couple ou en famille. Autrement dit, un vrai cauchemar pour des artistes comme les BB Brunes ou Grégoire. Mais il en faut plus pour décourager celui qui fait rimer « quotidien » avec « sein » (écoutez «Tango de L’ennui »).  Oui, ce n’est peut être pas du Jean-Jacques Goldmann (on parle aux plus âgés de nos lecteurs… Et aux plus jeunes aussi, parce que Goldmann, c’est bien !), mais les textes de ce Django Gouailleur valent à coup sûre le détour. Et il ne lui faut pas plus que le temps de deux ou trois chansons pour réveiller un public plutôt endormi. Guitare à la main et grosse caisse au pied, Sanseverino, seulement accompagné d’une contrebasse, revisite toutes ses plus belles chansons (« Les Embouteillages », « Un Ticket », « Tu n’en a plus rien à foutre de moi », « La Reine Du Périphérique », ou encore son inédit « Je suis un Gentleman » qu’on adore).

Il se permet même d’arrêter son concert en plein milieu, agacé par la lumière d’une caméra. Habitué des petites salles de concert, le chanteur ne se privera d’ailleurs pas de rappeler le coupable à l’ordre devant toute la salle. On se dit qu’il a peut être pris un peu la grosse tête depuis son titre de « Révélation scène de l’année » aux « Victoires De La Musique 2003 ». Mais c’est aussi pour son tempérament explosif qu’on aime le garçon ! Et puis, outre ses textes riches en double sens, allitérations et autres figures de style (il y en a tellement qu’on aimerait demander une pause entre chaque musique, simplement pour tout comprendre!), quel jeu de guitare ! Ce fan inconditionnel de Django Reinhardt et d’AC/DC a bien appris de ses pairs. Entre jazz manouche et riffs blues/rock, les solos pleuvent. Petit cadeau de fin : Sanseverino débranche sa guitare et son micro pour nous faire une session « unplugged » (au vrai sens du terme). Après nous avoir raconté une histoire aussi invraisemblable que comique, mêlant des personnages comme le Comte de Monte-Cristo ou Bob Marley (on se demande ce qu’il a bien pu prendre dans sa loge avant le concert), il se livre à un petit cours de guitare improvisé où il nous explique les ressemblances entre la country et le jazz manouche. Du Sanseverino comme on l’aime : proche de son public.

Oui, vous aussi vous avez remarqué : il n’y pas de photo dans cet article… Désolé, mais le seul appareil photo officiel de MC était indisponible ce soir là (en gros, on ne l’avait pas !!), vous devrez donc vous contentez du texte… Mais, promis, on se rattrapera la prochaine fois !
Will

Will

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