Les Neiges du Kilimandjaro - Robert Guédiguian
Depuis trois ans, nous assistons en spectateurs curieux et impuissants, un peu inquiets et un peu excités, à l’avènement de deux apocalypses. La première intervient en 2008 et plonge le monde occidental en crise sans jamais cesser d'envoyer régulièrement des répliques. La seconde, progressivement implantée dans l'imaginaire collectif est une interprétation du calendrier Maya qui prévoit la fin du monde le 21 Décembre 2012. Le cinéma s'empare rapidement des ces deux chaos annoncés et en propose, selon différentes aspirations, un miroir en forme de fin du monde soit littérale (2012, Mélancholia,), concrète (Cleveland contre Wall Street) ou plus métaphorique (A Serious Man, Take Shelter et maintenant le film qui nous intéresse, Les Neiges du Kilimandjaro).
L'Apollonide, souvenirs de la maison close - Bertrand Bonello
On a quitté Bertrand Bonello éreinté après De la guerre, son précédent long-métrage, dense, fatiguant, très référencé, tentant de maîtriser tant bien que mal l'exercice de la citation mais frôlant dangereusement le plagiat par moments tant les cinéastes repris étaient tout de même bien anonymes pour la plupart au moment du film à sa sortie : Apichatpong Weerasethakul et son Tropical Malady, dont une scène a été reprise presque à l'identique, et bien avant sa palme d'or à Cannes, en est l'exemple parfait. Dans L’Apollonide, souvenirs de la maison close, nous retrouvons certes un certain nombre de références, mais aussi des propositions de cinéma tout à fait stimulantes. Si certains spectateurs pourraient se lasser du huit clos sans suspense qu’il peut paraître demeurer, le film se fend d'une véritable épaisseur, difficile à retranscrire, mais facile à ressentir, tant on a l’impression et l’envie de toucher tout ce qui passe sur l’écran : c’est-à -dire pas tant les corps des jeunes femmes que leurs habits et sous-vêtements, et aussi les meubles, les tapisseries, les tableaux etc.
Drive - Nicolas Winding Refn
Prix de la mise en scène lors de la dernière édition du Festival de Cannes, Drive, de Nicolas Winding Refn, est LE film à voir en ce moment. Si vous en doutez encore, on va finir de vous convaincre en quelques lignes.



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