Quelle géniale surprise ! Sorti le 22 novembre dernier, le nouvel album de James Jackson Toth aka Wooden Wand (retenez bien ce nom) nous séduit dès les premières notes ! Encore parfaitement inconnu pour la plupart des gens, on avoue ne pas s’être « rué » sur l’album, à notre plus grand désespoir. Parce que l’univers pop-rock de l’album Briarwood est de toute beauté et on se demande (encore) comment nous avons pu passer à côté. Alors, on se met à chercher à droite à gauche pour grappiller quelques infos sur l’artiste, histoire d’être à la page. Et là , comme une surprise n’arrive jamais seule, nous apprenons que Toth n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà sorti une multitude d’album sous son pseudonyme et sous son propre nom depuis 2000, à tel point qu’après une heure de lecture attentive, nous étions encore plus perdu qu’au début ! Des bios incomplètes, des œuvres introuvables, différentes collaborations avec des groupes aux noms improbables, Wooden Wand semble bien être un fantôme de l’industrie du disque !
Enregistré en Alabama avec ses potes de The Briarwood Virgins, Briarwood (ça fait beaucoup de « wood ») est un cd-neuf titres aux accents très pop-rock et… Indé (forcément !). On a longtemps cherché, mais il n’y a visiblement rien à jeter dans cet album d’une qualité impressionnante tant sur le plan de l’enregistrement que celui des compos ! Certaines semblent être au dessus des autres comme « Big Mouth USA », « Motel Stationary », et « Passin’ Thru », mais il ne faut que peu de temps avant que ce choix arbitraire des premières écoutes ne soit remis en question. Wooden Wand a en effet cette faculté de créer des mélodies similaires et qui pourtant ne se ressemblent pas. Avec des ballades à la guitare électrique (c’est là la base de toutes les chansons), il nous livre un album équilibré et efficace qui rappelle le pop-rock des 90’s, avec le son roots-américain en plus ! Alors les comparaisons fusent, d’Oasis (référence des 90’s) à Bob Dylan, en passant par l’incontournable Neil Young ou Jason Molina. On pourrait également citer ce cher Bruce Springsteen comme influence (il suffirait de rajouter un piano sur « The DNR Waltz » pour s’y croire). Des comparaisons jamais vraies, jamais totalement fausses… Tout ça pour dire que l’album Briarwood est très encré dans le folk-rock américain et pourrait faire partie de meilleures bande-son que vous trouverez aujourd’hui pour un road trip à l’ancienne ! Neuf chansons qui sentent bon les décors merveilleux et sauvages des westerns et les grandes autoroutes interminables, la bouffe dégueulasse d’un fast-food en ruine et l’odeur d’essence qui se dégage de la vieille pompe à essence situé juste à côté !
Une seule question persiste, et c’est bien le premier (et seul) point commun que vous trouverez avec toutes les critiques du web : comment un artiste comme Wooden Wand, qui compose des mélodies aussi simples, entraînantes et efficaces (comprenez derrière l’aspect « commercial » de la chose) a-t-il pu passer toutes ces années sous le radar des majors ?




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