Faire une chronique d’un album n’est jamais chose aisée et encore moins quand il s’agit de Dakota Suite. Quand l’album vous plait sans être un véritable coup de cœur, difficile de trouver le mot juste, d’aller chercher le sentiment véritable en soi. Quand l’album est un véritable coup de cœur non plus, il faut raison garder, ne pas se laisser déborder par l’émotion. Mais quand Dakota Suite et sa musique connue pour s’agripper à votre cœur au point de tout faire pour vous l’arracher s’associe à Quentin Sirjacq et ses mélodies funèbres, la difficulté devient alors presque insurmontable, surtout sur un double album.
Hooson transforme alors les 88 touches de l’instrument de Sirjacq en autant de poignards tentant avec succès de percer la carapace qui vous préserve de la brutalité des sentiments. Bien entendu ces quelques lignes laissent présager le pire à l’écoute de cet album, cependant, vivre dans une bulle n’est pas la solution face aux difficultés du monde et c’est là que l’association Hooson/Sirjacq intervient pour notre plus grand bien.
Si l’écoute de The Side of her Inexhaustible Heart vous remuera à coup sûr, vous plongera surement dans la même morbidité que Hooson, ce jour de 1995, quand il décidé de mourir sans se suicider, mais simplement en cherchant la force en lui de quitter ce monde, c’est bien cette sensation qui après l’écoute vous fera sentir d’autant plus vivant et apprècier la beauté de cet album à sa juste valeur.
Cet album n’est donc pas, vous l’aurez compris, de ceux que vous écouterez pour vous remonter le moral, vous réveiller un dimanche midi brumeux, mais bien un premier choix pour ce qui est de se retrouver face à soi-même un jour de doute et de remise en question.



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